Des bruits de toles se font entendre au loin... On murmure qu'il s'agirait d'une Ville entièrement remplie de Gardiens...

jeudi 4 février 2010

Jour XXVIII

Shurgaal frémissait encore lorsque le soleil darda ses rayons à travers sa clôture. Il avait tenu. Abandonnant son bouclier dans sa masure, il sortit lentement dans l’artère principale de la ville.

Les torches les avaient sauvés. Encore fumantes, elles étaient disposés ça et là. Toutes leurs allumettes y étaient passées, mais pas pour rien. Aucune habitation n’était abattue. Aucun mort. Shurgaal n’y comprenait plus rien.

Un stand fait de bric et de broc proposait les derniers objets décoratifs, oubliés par la tombola. Se saisissant d’une vieille lampe et d’un rocking chair, il les déposa chez lui avant de revenir sur la place centrale.

Encore hébété, il puisa sa ration au puits et se saisit d’une cuisse de poulet conservée dans son sac depuis plusieurs jours. Il s’empara également d’un PMV qu’il utilisa discrètement dans sa maison. Jetant un coup d’œil aux tracés d’expéditions, il franchit les portes en direction du Nord. Quelques appels radio lui apprirent que mis à part quelques périmètres non loin de la ville, l’ensemble de la zone avait été vidée de ses ressources. Avisant TommyRead, à quelques kilomètres de sa position, il commença sa marche laborieuse.

Les dunes étaient vierges de tout putride, et c’est presque détendu que Shurgaal arriva sur les lieux. TommyRead fouillait consciencieusement. Une dizaine de corps putréfiés gisaient, éparpillés autour de lui, mortellement touchés par les pistolets à eau dont il s’était sagement muni. Mieux valait ne pas sortir désarmé pendant la nuit.
Lui faisant un petit signe, Shurgaal s’éloigna de quelques mètres et commença sa journée de fouilles.



Les expéditeurs ne tarderaient pas à rentrer. Shurgaal déposa le jerrycan en banque, seul butin valable. Alors qu’il allait se saisir d’une liasse de billet laissée à l’abandon sur le stand décoratif, il se fit soudainement plaquer à terre par Piluit.

« Putain non ! On ne touche pas aux objets décoratifs ! Souffla-t-il, les yeux fous. Ils seront distribués équitablement ! » Acheva-t-il avant de le relâcher. Encore surpris par cette tirade inattendue, Shurgaal s’empressa de rapporter en banque les deux frigos, le rocking chair, la vieille lampe et le petit PMV qu’il avait subtilisé lors de l’orgie d’Olympia et de Lorgredescavernes.

La journée n’était pas encore terminée. Les dispositifs temporaires qui leur avaient sauvé la mise la nuit dernière devaient être reconstruits. Les champs de mines à eaux étaient opérationnels, il s’attaqua donc aux appâts…

Ils avaient de bonne chance de passer cette nuit, et il était hors de question d’un chantier non terminé vienne les ruiner…




Shurgaal