Des bruits de toles se font entendre au loin... On murmure qu'il s'agirait d'une Ville entièrement remplie de Gardiens...

lundi 11 janvier 2010

Jour 4 : Réveil Difficile ou La Gueule de bois

Quatre jours déjà. Oui, quatre.
Grâce à cette bande d'endurcis qui me servaient de concitoyens, il fallait croire qu'il n'y avait aucun mort.
Quatre jours. Les soupçons apparaissent déjà, les ragots, les rumeurs, les médisances, ça me rappelle le monde tel qu'il était avant l'arrivée de cette Horreur.
Du hautbas de ses 67 ans, c'est dans cette ambiance que le Vieux Satyre se réveilla.

Mal de crâne, j'avais encore traîné un peu trop longtemps dans la taverne, la veille. J'avais été malgré moi le cobaye du tavernier pour gouter cette nouvelle boisson qu'il aurait lui-même inventé : le Bloody Zombies.
En sortant de ma vieille tante à la toile décousue, je me rendis compte que le regard des autres était différent : méfiant.

Je souris. Je passais certainement pour l'alcolo de la ville mais après tout, cela m'étais bien égal, c'était un plaisir dans ce monde décadent, que de se refourguer une teille de vodka.

Mais fallait se rendre à l'évidence. C'était pas pour ça que l'ogredestavernes, moi-même et quelques autres de nos camarades subissaient les foudres des Prétentieux"Grands". Des vols apparemment.

Les plaintes arrivent déjà.

Lorsque l'on m'avait parlé de cette opportunité : ce rassemblement des gardiens les plus chevronnés je n'hésita pas un seul instant. J'astiquais mon bouclier pour qu'il puisse refléter les rayons du soleil de l'Outre-Monde et je partis en quête de cette Cité d'Or. Moi, le Vieux vagabondant, à travers ces villes tristes, muettes, j'atterrissais dans un véritable tribunal, qui montait le ton au fil des jours.

Mais j'étais loin de savoir ce qui m'attendait.
Bien que cela fusse une expérience enrichissante et nouvelle, il faut comprendre que c'est difficile chaque jour d'hausser la voix pour se faire entendre.

Accueilli par LeDesenchanteur, une charmante gardienne, et Never le ptit ronchon qui m'en fit voir de toutes les couleurs, lors de la première journée, je gardais en tête qu'il fallait rester discret ici. Après tout n'était-ce pas ce que je savais faire de mieux, moi le vieillard sénile ?

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas ( du fameux proverbe ).
Les chaînes par contre en banque semblent impatientes.



Satyre